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Industrie pharmaceutique: la France moins attractive que ses voisins

L'attractivité et l'accessibilité de la France pour les investissements dans la santé sont en deçà de certains de ses voisins européens, selon une étude du cabinet Roland Berger dévoilée mercredi, qui liste 110 propositions pour y remédier.

Cette enquête a été réalisée pour le compte du Leem (les entreprises du médicament) à l'aide d'une base documentaire complétée par 63 entretiens avec des laboratoires, des organismes publics et des experts de l'industrie pharmaceutique et de la fiscalité.

Elle met en exergue la "mauvaise réputation du droit du travail français", le "manque de visibilité et de stabilité réglementaire", la "lourdeur et (l')opacité de la fiscalité" et la complexité de la réglementation nationale comparé avec l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, la Suisse et l'Irlande.

"Ce document nous donne une vision globale du secteur", a réagi auprès de l'AFP Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, qui y voit une "feuille de route industrielle" et une base de discussion avec le gouvernement.

L'étude propose 110 mesures inspirées d'autres pays. Y figurent notamment la sanctuarisation du crédit d'impôt recherche (CIR), la mise en place d'une "équipe spécialisée Santé/Pharma" pour capter les investissements post-Brexit, la baisse de l'impôt sur les sociétés et la diminution du délai entre l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament et sa commercialisation effective.

Ce délai est en moyenne de 405 jours en France contre seulement 45 en Allemagne ou 66 en Grande-Bretagne (336 et 363 pour l'Italie et l'Espagne), un handicap important pour attirer les investisseurs selon le directeur du Leem.

"Si vous voulez construire une usine à destination de l'export, la première question que va vous poser le pays d'exportation, c'est: +Est-ce que le produit est sur le marché national?+", explique-t-il.

Si le Leem considère que les premières mesures du président Emmanuel Macron "vont dans le bon sens", notamment celles relatives aux ordonnances travail ou à la fiscalité des sociétés, il juge plus sévèrement le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

Selon l'organisation professionnelle, l'industrie pharmaceutique représente en moyenne 15% des dépenses de santé remboursables et contribue chaque année, depuis sept ans, à environ 50% (43% pour l'actuel PLFSS) des plans d'économie de l'assurance-maladie.

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